Si vous me posiez la question " De quoi la vie est-elle faite ? ", je vous répondrais simplement " De souffrance. " Car oui, elle fait partie intégrante de la vie. De la mienne, du moins. Chaque jour, lorsque je sors de mon sommeil, je me rappelle alors que je n'étais pas à ses côtés la journée d'avant. " Aux côtés de qui ? ", vous me demanderez alors. Je vous dirai instantanément " De la personne qui m'est destinée. " Cette seule pensée m'angoisse à chaque fois qu'elle traverse mon esprit. Ma vie me glisse entre les doigts ses temps-ci, comme lorsqu'on qu'on passe nos mains sous l'eau et qu'il nous est impossible de la retenir. Je crois que j'ai oublier comment en profiter, comment ressentir que je la vie. Vivre sa vie, voilà qui tient du pléonasme. Pour moi, c'est plutôt paradoxal. Toute notre existence, nous essayons de la mener à bien, comme un combat à gagner contre les vices qui pullulent autour de nous. Au bout de tout, à la fin, que nous appelons " mort " plusieurs de ces pourritures de vices nous ont malencontreusement rattrapés et nous rongent jusqu'au dernier souffle, au dernier cillement d'oeil, à la dernière goutte de sang. Une lutte menée pendant tout ce temps est finalement perdue, nous sommes K.O face à la vie. Vos proches vous dirons de vous relevez, de remontez vos manches et de poursuivre votre combat mais il sera sans doute trop tard. Viendra ensuite la délivrance, la mort, que vous aurez attendu en arrière-pensée devant toutes ses épreuves.
L'amour se mettra évidemment de la partie. On croit tous qu'il est bon, pur et sain. Mais d'un point de vue objectif c'est un traître, un hypocrite et un menteur. Tout le monde a vécu ou vivra un jour ou l'autre une rupture, une peine d'amour, un mal. Certains ignorent l'amour, d'autres le vivent pleinement mais moi je choisis la voix facile, je le cache. Bien que j'en souffre énormément, je garde en tête que cette souffrance n'équivaut pas et n'équivaudra jamais à celle que je risquerais de vivre. Je suis un lâche immonde et je l'avoue totalement. Je préfère assumer ceci que d'accepter mon amour pour la personne en question. C'est un pêché que de mentir et je me mens à moi-même. Mon amour est un pêché en soi encore bien plus grave que l'unique mensonge. Refouler un sentiment, c'est une chose très complexe, certains vous le diront. Avec le temps, la complexité augmente, tout comme l'amour. Car oui, ce que j'éprouve pour cette personne est bien plus qu'une simple amourette, c'est un vieil amour grandissant de jour en jour. Ne serait-ce qu'un furtif regard de sa part et ma gorge s'assèche, mes mains tremblent et mes yeux s'humidifient. Sachant que cet amour est et sera toujours interdit, un sentiment tout autre, la tristesse, m'envahit également chaque fois que je le vois. Je me referme alors sur moi-même, évitant de parler à quiconque aurait remarqué mon changement.
Un changement profond pour se forger une carapace d'acier contre les coups puissants infligés par la vie. Éviter de s'attacher aux personnes qui nous entourent, connaître les gens uniquement en surface et se confier à soi-même sont là des techniques que j'ai adoptées depuis bien longtemps déjà. En évitant les blessures, on évite aussi la longue guérison qui leur est reliée. En analysant le comportement innocent des gens de mon entourage, j'ai pu constater que la plupart court tout droit se jeter dans la gueule du loup. La minorité, plus prudents, sont hésitants mais finissent toujours piégés. J'ai trouvé la faille, chaque fois, elle est la même. L'amour. Il rend aveugle, et c'est bien vrai. Il enlève aussi le raisonnement de la personne qui aura eu la naïveté de le laisser atteindre son coeur.
Aujourd'hui, je commettrai cette faute. Je me donne la permission de prendre conscience de cet amour. Non, je ne le fais pas par inadvertance, cela trotte mes pensées depuis plusieurs mois déjà. Je me donne l'occasion de vivre pleinement, de souffrir s'il le faut et de m'ouvrir au grand jour. J'aime une personne du même sexe, du même sang, des mêmes parents que moi. Mon jumeau, je t'aime et j'en souffre déjà.
L'amour se mettra évidemment de la partie. On croit tous qu'il est bon, pur et sain. Mais d'un point de vue objectif c'est un traître, un hypocrite et un menteur. Tout le monde a vécu ou vivra un jour ou l'autre une rupture, une peine d'amour, un mal. Certains ignorent l'amour, d'autres le vivent pleinement mais moi je choisis la voix facile, je le cache. Bien que j'en souffre énormément, je garde en tête que cette souffrance n'équivaut pas et n'équivaudra jamais à celle que je risquerais de vivre. Je suis un lâche immonde et je l'avoue totalement. Je préfère assumer ceci que d'accepter mon amour pour la personne en question. C'est un pêché que de mentir et je me mens à moi-même. Mon amour est un pêché en soi encore bien plus grave que l'unique mensonge. Refouler un sentiment, c'est une chose très complexe, certains vous le diront. Avec le temps, la complexité augmente, tout comme l'amour. Car oui, ce que j'éprouve pour cette personne est bien plus qu'une simple amourette, c'est un vieil amour grandissant de jour en jour. Ne serait-ce qu'un furtif regard de sa part et ma gorge s'assèche, mes mains tremblent et mes yeux s'humidifient. Sachant que cet amour est et sera toujours interdit, un sentiment tout autre, la tristesse, m'envahit également chaque fois que je le vois. Je me referme alors sur moi-même, évitant de parler à quiconque aurait remarqué mon changement.
Un changement profond pour se forger une carapace d'acier contre les coups puissants infligés par la vie. Éviter de s'attacher aux personnes qui nous entourent, connaître les gens uniquement en surface et se confier à soi-même sont là des techniques que j'ai adoptées depuis bien longtemps déjà. En évitant les blessures, on évite aussi la longue guérison qui leur est reliée. En analysant le comportement innocent des gens de mon entourage, j'ai pu constater que la plupart court tout droit se jeter dans la gueule du loup. La minorité, plus prudents, sont hésitants mais finissent toujours piégés. J'ai trouvé la faille, chaque fois, elle est la même. L'amour. Il rend aveugle, et c'est bien vrai. Il enlève aussi le raisonnement de la personne qui aura eu la naïveté de le laisser atteindre son coeur.
Aujourd'hui, je commettrai cette faute. Je me donne la permission de prendre conscience de cet amour. Non, je ne le fais pas par inadvertance, cela trotte mes pensées depuis plusieurs mois déjà. Je me donne l'occasion de vivre pleinement, de souffrir s'il le faut et de m'ouvrir au grand jour. J'aime une personne du même sexe, du même sang, des mêmes parents que moi. Mon jumeau, je t'aime et j'en souffre déjà.